
Vous ouvrez le fournil et découvrez que le beurre disponible ne suffira pas pour les croissants. En boutique, les tartelettes restantes attendent une décision, tandis qu'un carton de garnitures pour les sandwichs approche de sa date limite. Les informations existent, mais elles sont dispersées entre le carnet, les factures et la mémoire de l'équipe.
Un guide de gestion des stocks et approvisionnement en PDF doit vous aider à décider quoi compter, quoi commander et quoi produire. Pas à remplir du papier pour le plaisir. Les canevas ci-dessous peuvent être imprimés ou enregistrés en PDF, puis adaptés à votre boulangerie.
Table des matières
- Pourquoi un PDF plutôt que dix Post-it
- Les 5 familles de stock à suivre chaque semaine
- Fiche inventaire prête à imprimer
- Calculer son stock minimum et son stock de sécurité
- Rotation, DLC et DDM sans rien jeter
- Préparer ses quantités à produire par référence
- Procédure de commande fournisseurs
- Tableau de bord invendus et gaspillage
- Fiche de réception marchandise
- Absorber une hausse de prix sans casser la marge
- Comment utiliser le PDF au quotidien
- Questions pratiques que vous vous posez sûrement
Pourquoi un PDF plutôt que dix Post-it
Le problème du Post-it n'est pas son format. C'est qu'il ne précise généralement ni la date du constat, ni la quantité réellement disponible, ni la personne chargée de commander. Quand le salarié suivant prend son poste, il doit reconstituer l'information.
À l'inverse, une fiche commune permet à votre équipe de travailler avec les mêmes règles. Pour le beurre de tourage, vous distinguez ce qui reste en chambre froide de ce qui est déjà réservé à la production. Pour les tartelettes, vous notez les invendus par référence plutôt qu'un commentaire vague sur une mauvaise journée.
Le bon PDF sert de dossier de travail, avec des documents séparés selon la décision à prendre :
- Inventaire : compter le stock physique et expliquer les écarts.
- Seuils et commandes : déterminer quand réapprovisionner et faire valider l'achat.
- Rotation et réception : contrôler les lots, les dates et les conditions de conservation.
- Production et invendus : rapprocher les quantités fabriquées, vendues et restantes.
N'imprimez pas un manuel que personne n'ouvrira. Affichez la procédure utile près du poste concerné et gardez les fiches remplies dans un classeur identifié.
Règle de terrain : une fiche est utile si un salarié peut prendre la bonne décision sans devoir vous téléphoner.
Le papier convient pour démarrer. Il fonctionne moins bien lorsque plusieurs boutiques modifient simultanément les mêmes informations. Dans ce cas, conservez une version commune à jour et utilisez l'impression comme support d'exécution, pas comme unique archive.
Les 5 familles de stock à suivre chaque semaine
Compter ensemble la farine, la crème pâtissière et les baguettes restantes donne un total sans grande utilité. Chaque famille exige une unité, une surveillance et une décision différentes. Classez vos références selon leur état réel au moment du comptage.

Pour votre fiche de fournil, retenez le classement opérationnel suivant. Les emballages peuvent être suivis sur une feuille complémentaire, tandis que les fruits frais rejoignent les conditions de stockage qui leur correspondent.
| Famille | Exemples en boulangerie | Unité conseillée | Surveillance utile |
|---|---|---|---|
| Matières sèches | Farine, sucre, sel, chocolat conservé au sec | Kilogramme ou conditionnement défini | Quantité disponible, humidité, emballage |
| Réfrigérées | Beurre, crème, ovoproduits, fruits concernés | Kilogramme, litre ou pièce | Date, température, ouverture |
| Surgelées | Fruits, pâtes et préparations surgelées | Kilogramme ou pièce | Lot, conservation, sorties |
| Semi-finis | Pâtons, fonds de tarte, ganaches | Pièce, plaque ou kilogramme | Fabrication, quantité réservée, durée utilisable |
| Produits finis | Baguettes, croissants, pâtisseries, sandwichs | Pièce, complétée par une pesée des pertes | Disponibilité, ventes, invendus |
Le levain mérite une fiche de production adaptée à votre organisation, plutôt qu'un classement automatique parmi les matières sèches. De même, un chocolat conservé à température ambiante n'a rien à faire dans la ligne des surgelés.
À compléter sur chaque fiche : référence, emplacement, unité, conditions de conservation, responsable et moment du contrôle. Fixez la fréquence selon le risque : un produit sensible ou indispensable aux prochaines fournées demande davantage d'attention qu'un emballage à rotation régulière.
Ne donnez pas une durée de vie universelle aux semi-finis. Renseignez celle qui correspond à votre recette, à votre procédé et à vos procédures d'hygiène.
Fiche inventaire prête à imprimer
Un inventaire exploitable commence par un moment de comptage clairement défini. Si les croissants sortent du four pendant que vous comptez la vitrine, votre écart ne veut plus dire grand-chose. Arrêtez les mouvements concernés ou notez-les séparément jusqu'à la fin du relevé.
L'enjeu mérite cette rigueur : l'étude ADEME sur les métiers de bouche évalue le gaspillage moyen d'une boulangerie-pâtisserie à environ 1 200 kg par an, pour une valeur proche de 11 140 €.
Fiche à imprimer
Date et heure : __________
Boutique ou zone : __________
Comptage réalisé par : __________
Validation : __________
| Référence | Unité | Stock calculé | Stock physique | Écart | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| Baguette de tradition | Pièce | À reporter | À compter | Physique moins calculé | Fournée, vente ou perte non saisie |
| Croissant | Pièce | À reporter | À compter | Physique moins calculé | Séparer cru et cuit |
| Tarte aux fruits | Pièce | À reporter | À compter | Physique moins calculé | Préciser entière ou individuelle |
| Sandwich | Pièce | À reporter | À compter | Physique moins calculé | Garniture, lot et date |
| Beurre de tourage | Kilogramme | À reporter | À peser | Physique moins calculé | Déduire les quantités déjà sorties |
Pour la baguette, partez des quantités mises en vente, retirez les ventes et les sorties enregistrées, puis comparez au comptage. Pour le croissant, ne mélangez pas les pièces prêtes à cuire et celles disponibles en boutique. Pour la tarte, distinguez les produits complets des portions.
Un écart doit recevoir une cause, même provisoire. Rangez la feuille signée dans le classeur boutique et archivez sa copie numérique avec une date explicite.
Calculer son stock minimum et son stock de sécurité
Le stock minimum couvre la consommation prévue pendant le délai nécessaire au réapprovisionnement. Le stock de sécurité constitue une réserve supplémentaire pour les aléas. La quantité nécessaire entre deux commandes relève, elle, de votre stock cible.
Cette distinction évite une erreur fréquente : commander quand le seuil est atteint, alors que ce seuil ne permet même plus d'attendre la livraison. Votre fiche doit donc préciser le délai habituel, l'heure limite de commande et les jours où le fournisseur ne livre pas.
L'Insee relève une autonomie médiane de 37 jours dans l'agroalimentaire, contre une médiane supérieure à 63 jours pour l'ensemble étudié ; dans cet ensemble, les entreprises les moins dotées disposent au maximum de 6 jours, et les mieux dotées d'au moins 153 jours. Ce sont des repères industriels, pas des objectifs pour votre chambre froide.
Comment fixer des seuils utiles sans formule compliquée ?
Inscrivez d'abord ces relations sur la fiche :
- Stock minimum = consommation prévue pendant le délai fournisseur.
- Seuil de commande = stock minimum + stock de sécurité.
- Stock cible = besoins jusqu'à la prochaine réception utile + réserve justifiée.
Dimensionnez la réserve à partir des retards et variations réellement observés. Un coefficient choisi au hasard peut simplement transformer une peur de rupture en stock périmé.
Repères de stock minimum par référence
| Référence | Unité | Stock minimum | Stock de sécurité | Fréquence de revue |
|---|---|---|---|---|
| Farine T65 | Kilogramme | Besoin pendant le délai de livraison | Selon retards et consommation | À chaque préparation de commande |
| Beurre AOP | Kilogramme | Besoin des productions engagées | Limité par la durée utilisable | Avant les gros programmes de tour |
| Chocolat de couverture | Kilogramme | Besoin des recettes prévues | Selon disponibilité fournisseur | Lors d'un changement de carte |
| Œufs ou ovoproduits | Unité ou kilogramme | Besoin compatible avec les dates | Selon régularité des livraisons | À chaque commande |
La bonne réserve est celle que vous pouvez expliquer. Elle doit protéger une production, pas masquer une absence de prévision.
Rotation, DLC et DDM sans rien jeter
Chercher à ne rien jeter ne justifie jamais de prolonger une utilisation sans validation sanitaire. La rotation sert à utiliser les produits dans le bon ordre, pas à rendre utilisable un lot qui ne l'est plus.
La distinction entre DLC et DDM doit apparaître clairement dans votre fiche article. Le guide de bonnes pratiques relatif aux contrats portant sur des produits alimentaires rappelle également la notion de durée minimale de commercialisation restante à la mise à disposition du produit. À la réception, une date encore valable peut donc rester insuffisante pour votre programme de fabrication.
Quel lot faut-il sortir en premier ?
Appliquez le principe première échéance, première sortie, souvent nommé FEFO. Le lot reçu le plus récemment peut devoir être utilisé avant l'ancien si sa date est plus proche.
| Produit sensible | Seuil ou condition à inscrire | Décision attendue |
|---|---|---|
| Fraises fraîches | Conditions fournisseur et état à réception | Prévoir l'usage selon la maturité constatée |
| Crème conditionnée | Consignes du fabricant et procédure après ouverture | Identifier ouverture et échéance |
| Pâtisserie à préparation instable de crème ou d'œuf | +4 °C maximum dans le texte cité | Vérifier l'applicabilité à votre produit |
| Chocolat | Conditions figurant sur la fiche fournisseur | Protéger le conditionnement et identifier le lot |
| Produit congelé concerné par le texte cité | −15 °C | Vérifier la catégorie et les exigences applicables |
Ces températures figurent dans l'arrêté du 9 mai 1995 cité pour les catégories concernées. Ne transformez pas ces repères en consigne universelle pour tous les produits surgelés : vérifiez le cadre applicable et les instructions de conservation.
Pour les sandwichs du midi, rendez visibles les préparations à utiliser prioritairement dans une zone dédiée, compatible avec votre organisation sanitaire. L'étiquette doit rester lisible sans déplacer toute l'étagère.
Une alerte de date ne remplace ni le contrôle du produit, ni la chaîne du froid, ni vos procédures d'hygiène.
Préparer ses quantités à produire par référence
Des croissants restants ne prouvent pas, à eux seuls, que la production était excessive. Il faut savoir quand ils étaient disponibles, si la boutique a manqué de choix plus tôt et si des commandes particulières avaient été prévues. Une vente observée pendant une rupture ne représente pas toute la demande.

La calibration des fournées mérite un suivi distinct : le pain représente 37 % du poids du gaspillage total en boulangerie-pâtisserie dans les données présentées par l'ADEME. Réduire indistinctement pains, viennoiseries et pâtisseries ne répond donc pas au même problème.
Fiche de préparation du lendemain
| Information | Ce que vous renseignez |
|---|---|
| Référence et boutique | Produit exact, point de vente concerné |
| Journées comparables | Ventes, ruptures, invendus et circonstances |
| Commandes confirmées | Quantités non déjà comprises dans la prévision |
| Disponible utilisable | Stock réellement vendable ou transformable |
| Contraintes | Dates, capacité du fournil, personnel, livraison |
| Décision | Quantité à lancer et possibilité de complément |
Pour les croissants, partez des ventes de journées comparables sans rupture. Ajoutez les commandes exceptionnelles non incluses, puis déduisez uniquement le disponible réellement utilisable selon vos règles de fabrication et de qualité.
Pour les baguettes, raisonnez par fournées plutôt qu'en quantité journalière unique. Pour les tartes, tenez compte des fonds déjà préparés, des fruits disponibles et des commandes événementielles.
Production à lancer = demande prévue + commandes supplémentaires − disponible utilisable. Ajustez ensuite selon les contraintes réelles, sans appliquer automatiquement une correction météo. Le calcul des quantités en pâtisserie permet d'approfondir le lien entre recettes, rendements et besoins matière.
Procédure de commande fournisseurs
Préparer une commande en regardant seulement les étagères conduit à oublier les productions déjà engagées. À l'inverse, repartir de la commande précédente peut reconduire un surstock. Le bon de commande doit partir des besoins validés, pas des habitudes.

Utilisez cette liste de contrôle au moment réservé aux achats :
- Ouvrez les fiches de stock et vérifiez leur date.
- Repérez les références sous leur seuil, sans oublier les besoins déjà réservés.
- Confirmez les délais et les éventuelles indisponibilités.
- Regroupez les lignes par fournisseur, puis par lieu de livraison.
- Calculez le besoin net, en retirant les réceptions déjà confirmées.
- Validez et envoyez, puis conservez l'accusé de réception.
La quantité commandée correspond au stock cible diminué du disponible utilisable et des arrivages confirmés. Arrondissez ensuite au conditionnement accepté, sans oublier de vérifier ce que cet arrondi ajoute au stock.
| Fournisseur | Référence | Quantité et unité | Prix unitaire attendu | Montant attendu | Livraison souhaitée | Validation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| À compléter | Désignation précise | À compléter | Selon accord | Selon quantité | Date et boutique | Nom |
Dans un petit réseau, centralisez les besoins avant d'envoyer les commandes. Vous pouvez regrouper certains achats tout en demandant une répartition adaptée aux capacités de stockage de chaque point de vente.
Un achat groupé n'est pas automatiquement intéressant. Comparez les conditions obtenues au transport interne, aux manipulations et au risque de perte. Formalisez aussi qui commande, qui valide et qui réceptionne dans votre procédure d'achats fournisseurs.
Tableau de bord invendus et gaspillage
L'invendu devient utile lorsqu'il permet de modifier une décision. Écrire « trop de pâtisseries » ne suffit pas. Notez quelle référence reste, dans quelle boutique, après quel créneau et pour quelle cause probable.
Ne confondez pas invendu et produit jeté. Séparez les destinations réelles dans votre suivi, afin de ne pas compter plusieurs fois le même produit.
| Indicateur | Méthode de suivi | Décision possible |
|---|---|---|
| Kilogrammes jetés | Pesée par famille et cause | Prioriser les pertes les plus lourdes |
| Valeur matière perdue | Quantité perdue multipliée par coût matière | Repérer les recettes coûteuses |
| Invendus par référence | Comptage à heure comparable | Ajuster assortiment et fournées |
| Taux de démarque | Pertes rapportées à une base définie et constante | Comparer les périodes sans changer de méthode |
Le référentiel national anti-gaspillage pour les boulangeries-pâtisseries présente des plages de 1,00 à 1,30 tonne, puis de 0,75 à 0,99 tonne, et un niveau exigeant à moins de 0,75 tonne par an, avec une valorisation indicative de 9 280 € par tonne. Ces repères doivent se lire dans le cadre du référentiel, pas comme une autorisation de gaspiller.
Comment donner une valeur à une baisse des pertes ?
Le repère économique national permet d'estimer que 100 kg évités correspondent théoriquement à environ 928 € de valeur préservée. Le calcul consiste à appliquer à la masse évitée la valorisation sectorielle, avant main-d'œuvre, énergie et traitement.
Ce n'est pas votre coût matière réel. Pour décider entre une baguette et une pâtisserie à la crème, reprenez vos propres recettes et vos coûts.
Ne réduisez pas toute la production parce qu'une référence reste. Corrigez la référence, le créneau ou le point de vente qui pose problème.
Fiche de réception marchandise
À la livraison, vous contrôlez ce qui entre réellement dans votre entreprise. Une quantité manquante peut désorganiser le fournil. Une date trop courte peut rendre une commande pourtant conforme en apparence inutilisable pour votre programme.
Préparez une fiche accessible à la personne qui réceptionne, même lorsque vous êtes au four ou au tour. La signature doit suivre le contrôle, pas le remplacer.
Fiche à imprimer
Fournisseur : __________
Bon de commande : __________
Date, heure et réceptionnaire : __________
| Contrôle | Constat à inscrire | Traitement si écart |
|---|---|---|
| Quantité | Commandé, livré, accepté | Réserve et demande de régularisation |
| Identification | Référence, lot, étiquetage | Clarification avant utilisation |
| Dates | DLC ou DDM et durée restante | Vérification de l'usage possible |
| Conservation | Température si nécessaire, emballage, état | Application de la procédure prévue |
| Prix | Tarif attendu et tarif facturé | Vérification avec le fournisseur |
| Rangement | Emplacement et lot prioritaire | Mise à jour de la fiche concernée |
Pour le beurre, comparez le prix sur une unité identique. Un tarif au carton et un tarif au kilogramme ne se lisent pas directement. Vérifiez également les remises et les frais éventuels avant de conclure à une hausse.
Écart de prix unitaire = prix facturé − prix convenu. Multipliez cet écart par la quantité concernée pour chiffrer la régularisation à demander.
Ne corrigez pas silencieusement le prix attendu dans votre suivi. Conservez la trace de l'écart, la réponse du fournisseur et la décision prise. Vous distinguerez ainsi une erreur de facture d'un changement durable à intégrer aux coûts de recette.
Absorber une hausse de prix sans casser la marge
Quand le beurre augmente, acheter davantage peut sembler prudent. Mais vous immobilisez de la trésorerie et devez pouvoir utiliser le stock dans de bonnes conditions. Une remise ou une hausse annoncée ne suffit pas à justifier un achat.

L'effet d'une matière sur le prix du produit fini n'est pas constant. FranceAgriMer indique que la part du blé tendre dans le prix hors taxes de la baguette est passée de 6,7 % en 2020 à 11,4 % en 2022, puis à 6,7 % en 2024, avec un blé tendre à 218 €/tonne en 2024. N'appliquez donc pas mécaniquement la hausse d'une matière au prix de vente complet.
| Levier | Intérêt | Contrepartie à examiner |
|---|---|---|
| Renégocier | Revoir tarif, conditionnement ou livraison | Volume engagé et dépendance |
| Substituer | Tester une matière répondant au besoin | Goût, comportement au tour, étiquetage |
| Ajuster la recette | Réduire les pertes et revoir les dosages | Régularité et promesse client |
| Revoir le prix | Préserver la contribution du produit | Cohérence de gamme et perception |
Pour un croissant, recalculez le coût du beurre selon la quantité réellement utilisée et le rendement obtenu. Pour une pâtisserie au chocolat, contrôlez également les pertes de préparation.
Sur votre fiche, distinguez marge sur coût matière, taux de marque et coefficient multiplicateur. La première correspond au prix de vente hors taxes diminué du coût matière ; le taux de marque rapporte cette différence au prix de vente hors taxes. Le coefficient compare le prix au coût selon une convention à garder constante.
Le suivi des variations de prix fournisseurs aide à repérer les recettes à recalculer, sans confondre marge matière et bénéfice final.
Comment utiliser le PDF au quotidien
Imprimez les modèles vierges et plastifiez uniquement les procédures fixes. Les relevés d'inventaire, de réception et de pertes doivent rester datables, signables et archivables. Conservez également une version numérique de référence pour éviter les copies contradictoires.
Votre dossier de gestion des stocks et approvisionnement en PDF doit porter un titre clair, une date de mise à jour et un responsable. Lorsqu'une règle change, retirez l'ancienne feuille des postes concernés.
Quels réflexes installer dès demain matin ?
- Avant la production : vérifiez les références critiques et les besoins engagés.
- Avant la commande : rapprochez les stocks, les prévisions et les arrivages confirmés.
- À la réception : faites remplir la fiche par la personne présente.
- En fin de service : consignez les invendus et les ruptures significatives.
- Lors de la revue d'équipe : choisissez une action précise et attribuez-la à quelqu'un.
Adaptez le calendrier aux jours de livraison. Une commande fixée arbitrairement au mardi n'a aucun intérêt si votre fournisseur exige une validation plus tôt.
Le secteur français de la boulangerie a réalisé 12,96 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors taxes en 2021, contre 11,36 milliards en 2020, selon l'Insee. À votre échelle, retenez surtout la discipline de suivi : des fiches courtes, des responsabilités claires et des écarts traités.
Évitez l'inventaire en plein coup de feu et les commentaires reportés à plus tard. Une anomalie oubliée ne permet aucune correction.
Questions pratiques que vous vous posez sûrement
Faut-il inventorier le samedi ou le lundi ?
Choisissez le moment où les mouvements peuvent être maîtrisés et l'équipe disponible. Un relevé rapide des produits critiques peut précéder une grosse journée ; l'inventaire complet demande un créneau calme. Inscrivez toujours l'heure sur la fiche pour pouvoir rapprocher les mouvements.
Que faire si une matière critique manque ?
Vérifiez d'abord les autres emplacements et les livraisons attendues. Cherchez ensuite un transfert entre boutiques ou une solution fournisseur compatible avec vos exigences. Si vous modifiez une recette, faites valider les conséquences sur la fabrication, les allergènes et l'information client avant la vente.
Comment savoir si une marge se dégrade ?
Comparez la même recette, le même rendement et la même base de prix. Une hausse d'achat n'explique pas tout : portions irrégulières, pertes et remises peuvent aussi intervenir. Utilisez la fiche de réception pour retrouver le changement de tarif, puis la fiche recette pour mesurer son effet.
Premier entré ou première échéance à sortir ?
Pour les produits datés, donnez la priorité à l'échéance applicable, comme dans la procédure de rotation. Pour les articles sans échéance différente, l'ordre d'entrée peut organiser les sorties. Dans tous les cas, un lot abîmé ou douteux suit votre procédure de non-conformité, pas la file normale de consommation.
Pour prolonger ces fiches papier, Panify propose de relier prévisions de production, stocks, achats et marges par produit. Rendez-vous sur le site avec vos fiches d'inventaire et d'invendus pour examiner comment centraliser ce suivi et préparer vos décisions de fabrication et d'approvisionnement.